Real Truth

Real Truth
L'amour c'est quoi?
Des baisers?
Des caresses?
Des souffrances?
Du plaisir charnel?
Des blessures ouvertes?
Des "je t'aime, moi plus du tout"?
Des "t'es plus le/la même que j'ai connu(e)"?
Des apparances qui tombent?
L'accomplissement d'une vie?
La création d'une autre?
Des occasions manquées?
Les ruines de l'espoir?
De la frustration?
Des regrets?
Démence?
Famine?
Rien?



"C'est quand on s'aime."
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# Posté le samedi 24 mars 2007 19:38
Modifié le samedi 24 mars 2007 19:55

GeT-A-LiFe

GeT-A-LiFe



I


L'écran du réveil n'affiche toujours que 04h37. La nuit a été longue et va toucher à sa fin. Déjà le bleu du ciel s'éclaircit vaguement à travers les stores. Ses yeux ont beau être restés ouverts, il n'y voit plus rien. Il pense. Il pense qu'au lever du soleil, le même quotidien frénétique l'attend. L'unique paramètre qui, peut-être, variera, est la disposition des nuages, leur teinte... La température de l'air en revanche ne varie jamais pour lui, il pense. Ses sens ne sont là que pour guider le corps métronome qui devra accomplir les mêmes rituels. Quand bien même une douleur physique le rappellerait à son existence, il y prêterait bien peu attention. Une infinité de causes pour une seule conséquence, et le voilà transformé en somnambule. Des années de lutte contre des coups durs de la vie l'avaient renforcé au point de le rendre insensible. Il se demande comment un être peut en arriver là, comment tant de victoires ont pu conduire à cette défaite écarlate. Le sommeil le gagne. Peut-être 2 minuscules heures suffiront-elles à le faire tenir toute une journée, peut-être pas. Il le faut ! 8 heures de travail, 5 jours sur 7, et la garantie de survivre financièrement un mois de plus. Survivre en quel honneur ? Aucune conquête amoureuse ne l'attend pour embellir son quotidien. Bien qu'elles fussent légion, aucune n'a dépassé le record poussiéreux d'une paire de nuits. Peu importe, certains parasites en font autant sans se demander pourquoi. Ses temps libres sont les seules choses que l'existence lui laisse pour survivre mentalement. L'alcool et la vie en société ne font plus qu'un, cette illusion suffit à le sortir de l'appartement et l'emmener vers la ville. Le paysage de nuit lui rappelle quelques vagues feuilletons télévisés qui lui ont laissé croire, durant son enfance, que la vie était autre. L'amour était autre, l'amitié était éternelle, les pays du monde allaient finir par tous s'entendre. Ça fait longtemps que ces choses ont cessé de l'importer. L'expérience lui a appris qu'il valait mieux faire partie d'un tout erroné que d'être seul. Passer sous silence ces considérations avait été un travail de longue haleine, mais ô combien rémunérateur à bien des égards. Un détour au milieu des boutiques, des ruelles encombrées de vies insouciantes et des cafés pleins à craquer se terminait généralement au même café, l'un des rares cafés où la fumée et le bruit étaient absents. Ses larmes ont fini par sécher lorsqu'il revient à lui.

Le réveil affiche désormais 06h00 et n'a presque pas le temps de sonner. Il ouvre le volet, contemple la ville qui peine à s'éclaircir, comme s'il ne lui plaisait plus de réfléchir les rayons du soleil. Une douche et un café, aussi indispensable que l'oxygène à sa survie, terminent de le sortir de l'univers cauchemardesque de ses nuits. Sauf qu'au lieu de sortir des cauchemards pour vivre sa vie, c'est le contraire qu'il fait.




II



Train, tram, bus, ce n'est pas qu'une journée écologique. C'est toute sa vie, règlée comme du papier à musique. La mer lui a menti avec toutes ses promesses: changement par ci, changement par là, nouveautés, différences... Si une chose reste invariable, c'est l'humain, en bien comme en mal, lui au même titre que les autres. Ou presque. L'environnement sculpte les êtres et les chemins, mais uniquement en surface. La fissure en trop se révèle déstructrice, la sculpture s'écroule et c'est ni plus ni moins qu'un amas diforme et chaotique de chaire, sang et pensées qui remplace la structure originale. La mer érode la falaise, mais elle se salit. Lui s'est sali en venant s'écraser sans cesse contre des sculptures jusqu'à la défaite. Le voici insensible, ignorant des mises à jours des codes et autres subtilités divertissantes de la vie sociale, comme une mer qui se refuse désormais d'encore approcher du rivage autrement que par la pluie, pluie occasionelle et dictée par la position des nuages, le hasard mathématique de l'éxistence. Noé pourrait venir patrouiller une seconde fois pour purger le monde, réimplanter l'humanité dans un terreau assaini, mais le désordre ne tarderait pas à règner à nouveau. La nature revient au galop, et la nature, c'est une défaite, une épée de Damoclès que personne ne verra tomber. E pur si muove!


To Be Continued...
# Posté le samedi 11 novembre 2006 09:39
Modifié le lundi 24 septembre 2007 03:03

Fashion Girl

Fashion Girl
Ton trip à toi, c'est de mélanger les nouveautés de la mode de façon à obtenir un style le plus moche possible. Tu passes ton temps à siroter un blanc coca en soirée, pas parceque t'aimes ça mais parceque c'est trop la classe! La classe parlons-en: t'es née dedans. Des petites mèches blondes dans tes cheveux jusqu'à ton premier T-shirt D&G contrefait, t'as sans cesse évolué vers un semblant de style passe-partout que toutes tes amies se sont appropriées aussi. Des vraies copies conformes. Ridicules bien entendu mais conformes. Si on te demandait quelle a été ton icône, ton modèle pendant ta (mal)formation cérébrale, tu répondrais sans hésiter Barbie. Barbie aime les Ken. Elle ne peut sortir qu'avec des Ken. Ken est un jeune homme que Barbie trouve beau à condition qu'il ressemble au moule Ken. A partir de là, une relation peut s'établir à base de "Lui c'est un mec trop sympa et mignon en plus, ça fait pas longtemps que je le connais mais je regrette pas de l'avoir rencontré, bisous jtdr (k)(l)(k)" sur le skyblog. Bien évidement, si la personne ne ressemble pas au Ken générique, la plupart du temps, Fashion Girl prendra son courrage à deux mains et utilisera toutes ses ressources intellectuelles pour dire : "Je dois y aller à plus" et ne plus jamais donner signe de vie. Une véritable démonstration d'intelligence. Pourquoi s'enquiquiner à utiliser son cerveau quand visiblement, ON EN A PAS. Autant dire qu'une conversation entre Barbie et Ken se résume souvent à une répétition de conneries identiques dont le code qui régit leur alternance n'a toujours pas été déchiffré par les scientifiques!
Il en vaut bien mieux ainsi... Ken ne pourrait pas apprécier autre chose qu'une Barbie parcequ'une Barbie a toutes les qualités requises pour lui plaire: absence de cerveau. Et vice versa.
Barbie se prend souvent en photo dans des postures étranges. Plus étrange encore, elle photographie souvent sa personne en passant par un mirroir, en regardant l'air ahuri une araignée au plafond. Comble de l'horreur, c'est souvent 20 à 30 cm en dessous de sa tête qu'elle photographie, ce qui est problématique car dans certains cas, il n'y à tout bonnement rien du tout à photographier. Du tissus et une planche à repasser par dessous.
Mais Barbie nous fait grâce de son intelligence en plaçant son doigt devant sa bouche, comme si les conneries qui pouvaient en sortir d'habitude allaient comme par magie ressortir sur la photo.

Fashion Girl a de longs jours devant elle, de même que Tino Boy,puisqu'ils sont compatibles et peuvent s'accoupler pour reproduire leur espèce bien étrange, dérivé de l'humain normal, à l'intelligence proche mais inférieure à celle du singe. Dieu n'a pas fini de nous surprendre!
# Posté le dimanche 17 septembre 2006 17:49
Modifié le dimanche 23 septembre 2007 18:35

Tino Boy / Ken

Tino Boy / Ken
Dure dure, la vie de Tino Boy... Être comme tout le monde ou être comme tout le monde, telle est la question. Entre la houpette blonde sur une chevelure noire, la veste scott, les scratchs et les lumières dans le talon, la boucle d'oreille, et la crête de Beckham et les queues de rat dans la nuque, le brillant blanc, le T-shirt moulant 69 Vaffanculo Scarface Cocaina DG, TG DTC ?? SMD !!! , le pantalon sorti tout droit de... d'une poubelle? les chaussures pneus... Et pour couronner le tout, la techtonik. Un portrait affligeant.

Toi ton kiff à toi c'est Scarface, ta bible, tu t'extasies devant un mec qui vend de la drogue, tue des gens, son meilleur ami, et indirectement sa soeur...Il part de rien et n'arrive à rien de bon, pourri par l'ambition, l'argent et la drogue. T'es fan de ce mec et toi même tu portes un T-shirt moulant Scarface, Cocaina 69 pour représenter ces valeurs... Tu connais par coeur les dialogues mythiques de ce film culte pour des millions d'ados influençables... Et t'en es fier :) Non soyons clairs, tu ne comprends même pas les dialogues, c'est juste pour dire "ué ça pète hein??" lors des salons de discussion que sont le Monastère et le Millénium ou au Phase 3.

Les repères pour les plans-baise pardon... les "elle jla connais pas depuis longtemps, st'une fille gentille, sympa, drôle et jsuis content de la connaitre, trop bonne soirée"... Ou devrais-je dire les "Trop bonne, putin matte les seins... Jv me la faire! lol m d r ."

Comme mentionné ci-dessus, Tino Boy se fiche éperduement de ressembler à la gay pride des années 90 et même si l'envie le prenait de réfléchir à son triste sort, un horrible mal de tête l'avertirait du danger qui consiste à mettre à trop forte contribution un organe habituellement inutilisé.
L'important est en effet de rentrer (et de rester) dans le moule, à n'importe quel prix. Même (et surtout) le ridicule. Sinon Tino Boy aura bien du mal à se faire à nouveau des "barbie girls" à l'avenir...

# Posté le lundi 24 juillet 2006 11:53
Modifié le lundi 24 septembre 2007 03:04